lunes, marzo 31, 2008

Jean Nouvel : au-delà de la frime


Depuis que Jean Nouvel a achevé le Palais de Lucerne, auditorium et centre de conférences, en 1999, la plupart de ses confrères, jadis agacés par la figure et les usages de star qu'il affectait déjà depuis des années, convenaient que cet animal atypique dans le monde de l'architecture avait la fibre d'un Pritzker, usuellement comparé au Nobel de l'architecture. La chose est faite.

Jean Nouvel, né à Fumel (Lot-et-Garonne) dans une famille d'enseignants, vient d'obtenir le prix 2008 selon un communiqué de la fondation publié dimanche 30 mars. Un Pritzker un peu spécial puisqu'il correspond au 30e anniversaire de l'institution. C'est à Washington, à la Bibliothèque du Congrès, que le prix lui sera remis le 2 juin, avec toute la pompe qui convient.

Tout cela n'a plus guère d'importance, semble-t-il, pour notre homme, âgé de 63 ans. Nous l'avons rencontré dans son restaurant italien préféré du boulevard Magenta. La salle s'est vidée et le personnel bavarde ou finit son ouvrage. "Vous voyez, ils se sont tellement habitués à moi qu'ils m'oublient, comme si j'étais un meuble." Et d'ajouter, volontairement ou non, comme si tout cela entrait dans le même ordre des choses : "Le Pritzker, j'avais presque oublié que j'étais sur la liste d'attente. Je ne peux pas dire que cela m'indiffère, mais, avec tous les chantiers que mon agence conduit dans le monde, cela n'a plus la même importance pour nous."

Nous, c'est la grande famille de l'agence, et, au-delà, un large clan d'inconditionnels pour qui Nouvel appartient à l'ordre du sacré : Hubert Tonka et Olivier Boissière, et maintenant Jean-Paul Robert, ses porte-plume ; Pierre Bergé, qui l'a poussé pour son projet des Halles ; Claude Parent, son père spirituel, inventeur de l'architecture oblique ; beaucoup de cinéastes aussi, car l'image est l'un de ses matériaux préférés.

L'idolâtrie s'est heureusement calmée avec le temps, d'autant que si Jean se laissait gentiment porter aux nues, il était un peu victime de sa propre générosité, amphitryon prodigue, gourmand, avide de cigares monumentaux, dont il a peut-être transcrit l'esprit dans la tour Agbar de Barcelone, qualifiée aussi de phallus par ceux qui n'aiment pas ce genre de tabac.

Chauve, limite lisse, il a hérité d'un inimitable visage de faucon dont on vient de retirer la capuche et qui semble se demander quel est le sens de sa mission. Il reste habillé de drap sombre, mais sa cour a abandonné le noir de rigueur dans les années 1990. Plus l'ombre d'une frime dans sa tenue : le chapeau, arrosé par une giboulée récente, a perdu l'essentiel de sa forme. Encore qu'il puisse en tirer pour demain le déclic d'un projet ravageur, genre musée du kangourou à Melbourne.

Mais, derrière cette physionomie capable de se transformer sous l'effet d'un éclat de rire, qui est Jean Nouvel ? Avant Lucerne, il était connu en France pour la Fondation Cartier (1994), l'Opéra de Lyon (1993), l'Institut du monde arabe (1987, avec Pierre Soria, Gilbert Lézénès et Architecture Studio). A partir de Lucerne, il change d'échelle, de manières, de statut. Il montre qu'un édifice contemporain de grande importance peut trouver sa place, naturellement, dans la continuité et le paysage d'une ville historique. Que le principe d'imagination vagabonde qui semblait l'animer relève bien d'une méthode, d'une forme de système critique lui permettant de donner équilibre et sérénité aux projets les plus hétérogènes. C'est pour lui une époque difficile financièrement, où il peine à s'imposer malgré de solides soutiens. C'est l'époque où Christian de Portzamparc a pris la tête du peloton, premier Français à obtenir le Pritzker en 1994.

Dans son agence, Cité d'Angoulême, il ne cesse de repousser les murs pour loger une équipe qui, à Paris même, atteint une centaine d'architectes. D'autres agences, aux Etats-Unis, en Espagne, à Abu Dhabi doivent compter - il n'en sait plus très bien le nombre - une soixantaine de collaborateurs. A Paris, les derniers aménagements semblent avoir été faits pour accueillir dignement ses nouveaux commanditaires : écrans plasma pour faire défiler les projets, mobilier gris chic, et, finalement, il s'agace devant cet outillage dernier cri. Le passionné de cinéma revient au papier, s'emmêle les pinceaux entre les dossiers, où le soin apporté par son équipe à la représentation des bâtiments en germe fait bien comprendre comment, au-delà des principes qui gouvernent chaque projet, les jurys peuvent se laisser séduire.

Dans ses conférences, Jean Nouvel peut être prolixe, jouant avec les noms en vogue, les citations, les références à l'ensemble du monde artistique et philosophique. Sa doctrine, pourtant, tient en bien peu de mots : "Chaque situation doit être l'occasion de tout repenser. Il n'y a pas de style Nouvel, peut-être est-ce cela qui déroutait les précédents jurys. Mes projets sont une succession d'attitudes et de solutions susceptibles de résoudre les problèmes les plus divers."

Le rejet du style : l'argument se retrouve dans les attendus du jury, dont l'enthousiasme contraste avec les années de purgatoire qui auront précédé le prix. Ils parlent de "ténacité, d'imagination, d'exubérance, et par-dessus tout (de) son besoin insatiable de création et d'expérimentation". Plutôt que de style, l'architecte français a choisi, finalement sur un mode assez français, de parler de "contexte", le terme étant pris au sens le plus large, intégrant, selon le jury, les dimensions aussi diverses que la culture, le pays, le programme, le client. Tout cela constituant les éléments de stratégies diverses.

Pour s'en tenir à ses projets en cours, il est difficile de définir un lien formel entre sa Life Marina à Ibiza (Espagne), serpent multicolore et sensuel, l'immense coupole qui doit abriter le Louvre d'Abu Dhabi, le très cinématographique auditorium de Copenhague (Danemark), la Philharmonie de Paris, feuilleté architectural qui attend son permis, la nouvelle tour Hines (360 m), aiguille incurvée qui doit être construite à proximité du MoMA à New York où la tour Végétale ultraplate qu'il a dessinée pour le groupe Suncall à Santa Monica, à côté de Los Angeles.

Ces réalisations ne feront pas oublier le Musée du Quai Branly, qu'une bonne partie de la critique internationale a descendu sans complaisance - à l'inverse d'un public qui paraît s'être laissé convaincre - ni surtout la tour Sans Fin, à la Défense, projet qui devait servir de complément singulier à l'arche de Spreckelsen et resté dans les limbes, au propre comme au figuré. L'idée de Nouvel était alors, en 1989, de proposer une flèche qui s'évanouisse dans le ciel de Paris.
Frédéric Edelmann
Article paru dans l'édition du 01.04.08.

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«Je ne changerai pas de religion»

Propos recueillis par M.-D.A.
30/03/2008 | Mise à jour : 19:59 |
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Jean Nouvel se réjouit d'entrer dans le club prestigieux des Pritzker mais n'en bouleversera pas pour autant sa pratique de l'architecture.

LE FIGARO. Vous avez déjà reçu tellement de prix, que représente celui-ci ?

J ean NOUVEL. C'est une façon d'entrer dans une association d'amis. En effet, beaucoup des miens en font déjà partie, comme Frank Gehry, Renzo Piano, Richard Rogers, Norman Foster, Herzog et De Meuron… Elle rassemble aussi des gens que je connais moins, comme Glenn Murcutt ou Thom Mayne, mais que j'apprécie. C'est comme un grand et beau club qui réunit des gens qui aiment l'architecture et qui lui ont voué leur vie. Ce club me convient donc bien.

Mais ce prix est-il, pour vous, la consécration ultime ou plutôt une invitation à aller encore plus loin?

Ce genre de récompense a un sens parce qu'elle crée des responsabilités, l'obligation de se montrer à la hauteur. Ce peut être un bon moyen pour convaincre. Aujourd'hui, ceux qui viennent me chercher savent bien sûr ce que je fais, mais on peut toujours rencontrer des réticences. Une reconnaissance comme celle-ci peut donc avoir une influence. Une crédibilité s'en trouve peut-être renforcée. Par conséquent, ce prix est plutôt un ticket pour poursuivre ma route.

Quelle influence ce prix Pritzker aura-t-il sur votre façon d'envisager l'architecture?

Je ne changerai pas ma façon de travailler. Je défends certaines idées, comme celle de la spécificité des projets ou de l'importance du contexte. Et c'est aussi pour celles-ci que j'ai obtenu ce prix. Je ne changerai pas de religion.

La liste de vos réalisations est impressionnante et vous avez beaucoup de projets prestigieux en cours. Avez-vous encore un rêve inaccompli?

Je n'ai pas beaucoup de frustrations. S'il y en a une, c'est en matière d'aéroport. Je suis touché par la poétique des gros oiseaux métalliques. Alors, si un programme me titille, à condition de pouvoir le mener avec un peu de liberté et d'ouverture, ce serait celui-là. J'ai participé à quelques concours, en vain jusqu'ici. Le Pritzker aide probablement à être plus sollicité.

Quel est ce projet plus personnel à Nice?

C'est un projet de fondation au Mont-Boron, un lieu où je vais vivre et travailler. Ce sera une terre d'inspiration, un endroit où je pourrai exercer autrement. D'ailleurs, je passe déjà plusieurs mois par an dans le sud. Le projet pour la Philharmonie de Paris, par exemple, s'est fait à Saint-Paul-de-Vence.

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Le "Nobel" de l'architecture au Français Jean Nouvel


Par Pierre Haski (Rue89) 19H52 30/03/2008

Pour la deuxième fois seulement, un architecte français, Jean Nouvel, a reçu dimanche le prix Pritzker, l'équivalent du prix Nobel pour les architectes. Seul Christian de Portzamparc, l'architecte de la Cité de la musique de La Vilette, à Paris, l'avait reçu avant lui en 1994.

A 62 ans, Jean Nouvel fait aujourd'hui partie de ce petit club d'une petite douzaine d'architectes (Rem Koolhas, Frank Gehry, Renzo Piano, Zaha Hadid, Norman Foster, Tadao Ando, Herzog et de Meuron...) qui signent des bâtiments aux quatre coins du monde. Il est évidemment connu en France pour être un des rares architectes à avoir construit deux bâtiments sur la Seine: l'Institut du monde arabe, inauguré en 1987 et qui a fait sa réputation en raison de son mur de moucharabieh mécaniques, et le Musée du Quai Branly, sans oublier la Fondation Cartier, également à Paris. Mais il a aussi signé quelque 200 bâtiments dans le monde entier, de la tour Agbar à Barcelone, au théâtre Guthrie de Minneapolis, et a été chargé de construire l'antenne du musée du Louvre à Abu Dhabi.

Eternellement vêtu d'un t-shirt noir et veste noire, Jean Nouvel a été distingué pour l'ensemble de sa carrière, marquée, selon Thomas Pritzker, président de la fondation Hyatt qui décerne ce prix depuis 1979, par:

"sa poursuite courageuse de nouvelles idées et sa remise en cause des normes acceptées, afin de repousser les limites de son champ d'activité".

En 2002, le Centre pompidou avait rendu un hommage à cet architecte iconoclaste et talentueux, qui a émergé à une époque où l'architecture est devenue une discipline majeure, où l'on va voir le musée de Frank Gehry à Bilbao plus que l'expo d'un artiste qui s'y trouve, au risque d'en perdre de vue, parfois, la raison d'être première.

L'architecture vaut bien un débat: quel est votre bâtiment de Jean Nouvel préféré (voir la liste sur Wikipédia)? Les architectes sont-ils à la hauteur de l'enjeu urbain du XXI° siècle, ou sont-ils passé avec armes et bagages du côté du divertissement et de l'esthétique gratuite? Qu'en pensez-vous?

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Jean Nouvel reçoit le "prix Nobel" d'architecture

lundi 31 mars 2008 18h34

Le prix Pritzker, considéré comme la plus haute récompense de l'architecture, équivalente à un prix Nobel, a été décerné dimanche au Français Jean Nouvel. A 62 ans, c'est ainsi l'ensemble de ses créations qui sont distinguées de l'Institut du monde arabe à Paris à la tour Agbar de Barcelone.

Jean Nouvel a été récompensé pour l'ensemble de sa carrière, marquée par "sa poursuite courageuse de nouvelles idées et sa remise en cause des normes acceptées, afin de repousser les limites de son champ d'activité", a expliqué dimanche Thomas Pritzker, le président de la fondation Hyatt qui décerne ce prix depuis 1979, l'équivalent du Nobel dans le domaine de l'architecture.

L'Institut du monde arabe, l'un des "grands travaux" de l'ancien président socialiste de la république française François Mitterrand (1981-1995), a lancé la carrière internationale de Jean Nouvel en 1987, 17 ans après l'ouverture de sa première agence. Depuis, il a signé entre autres le musée du Quai Branly à Paris, la rénovation de l'opéra de Lyon, le bâtiment de la Fondation Cartier à Paris, le centre culturel et de congrès de Lucerne (Suisse) ou la tour Agbar de Barcelone (Espagne). Au total, plus de 200 projets en France, en Europe, en Asie et aux Etats-Unis.

"Je suis très heureux de faire désormais partie du club de mes amis, comme Frank Ghery, Renzo Piano et Zaha Hadid", a réagi Jean Nouvel, surpris de recevoir cette distinction alors qu'il n'a prévu aucune inauguration de projet. "Quand on voyage dans le monde, dans les grandes villes, on voit les mêmes bâtiments partout, a-t-il ajouté. Je pense qu'il est important, compte tenu de la mondialisation, de considérer l'architecture comme une forme de résistance à l'uniformisation du monde".

"Jean Nouvel est un immense créateur, un visionnaire qui porte la vitalité et la richesse de l'architecture française", a estimé de son côté la ministre de la Culture Christine Albanel.

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Pritzker Prize : Nicolas Sarkozy, président de la République, félicite Jean Nouvel.

30/03/2008
Nicolas Sarkozy, a félicité l’architecte français Jean Nouvel, qui vient de recevoir le Pritzker Prize, prix annuel dédié à honorer le travail d’un architecte à travers le monde, prix initié par la fondation privée américaine Hyatt.

Nicolas Sarkozy, avait innové en recevant, en septembre 2007, lors de l’inauguration d’une entité culturelle parisienne, à la table de l’Elysée des architectes, dont pas moins de sept* architectes lauréats du plus prestigieux prix d’architecture, le Pritzker Prize.

( * : Sir Norman Foster, Zaha Hadid, Rem Koolhaas, Christian de Portzamparc, Thom Mayne, Jacques Herzog, Richard Rogers, )

Relire le discours de Nicolas Sarkozy du 17 septembre 2007 ( A l'occasion de l'Inauguration de la Cité de l'architecture et du patrimoine. )

http://www.archicool.com/cgi-bin/presse/pg-newspro.cgi?id_news=3367

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Le Français Jean Nouvel lauréat du prix Pritzker d'architecture


LOS ANGELES (AFP) — L'architecte français Jean Nouvel, créateur notamment de l'Institut du monde arabe à Paris, a été désigné lauréat de l'édition 2008 du prix Pritzker, la plus prestigieuse récompense mondiale du secteur, a annoncé dimanche son comité organisateur à Los Angeles.

M. Nouvel, 62 ans, est distingué pour l'ensemble de sa carrière, marquée par "sa poursuite courageuse de nouvelles idées et sa remise en cause des normes acceptées, afin de repousser les limites de son champ d'activité", a déclaré Thomas Pritzker, président de la fondation Hyatt qui décerne ce prix depuis 1979.

Le jury de sept membres, parmi lesquels des architectes de renommée internationale, des historiens et des universitaires, a reconnu "la cohérence, l'imagination et surtout un besoin insatiable d'expérimentations créatives" dans l'oeuvre de Jean Nouvel.

De son côté, le président du jury, le baron Peter Palumbo, a mis en exergue les "nouvelles approches" de l'architecture dont Jean Nouvel a selon lui fait preuve.

"Depuis qu'il a installé son cabinet à Paris dans les années 1970, M. Nouvel s'est efforcé, avec son équipe, d'envisager de nouvelles approches des défis architecturaux habituels", a indiqué Lord Palumbo, collectionneur d'art britannique.

"Pour Nouvel, en architecture il n'y a pas de +style+ a priori. C'est plutôt un contexte, interprété dans le sens le plus large pour inclure la culture, l'endroit, le programme et le client, qui le conduit à développer une stratégie différente pour chaque projet", a encore dit le président du jury.

"Si l'essentiel de son oeuvre se trouve en France, il a conçu des projets dans le monde entier, dont le Japon, l'Espagne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l'Autriche, l'Italie, la République tchèque, l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, la Corée du sud, le Mexique, Israël, le Brésil, le Qatar, le Liban, Chypre, l'Islande, les Emirats arabes unis, Taïwan, la Malaisie, le Portugal, le Koweït, le Maroc, la Russie et les Etats-Unis, plus de 200 (bâtiments) au total", ont souligné les jurés.

Doté de 100.000 dollars et symbolisé par une médaille de bronze, ce prix qui est parfois surnommé "Le Nobel de l'architecture" sera remis à Jean Nouvel lors d'une cérémonie à la Bibliothèque du Congrès à Washington le 2 juin. Parmi ses anciens lauréats figurent l'Américain Frank Gehry, le Sino-Américain Ieoh Ming Pei ou encore l'Italien Renzo Piano.

Né à Fumel (Lot-et-Garonne, sud-ouest de la France) le 12 août 1945, Jean Nouvel se destinait d'abord à la peinture. Mais c'est en architecture qu'il s'inscrit en 1964 à l'Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux. En 1966, il est admis premier au concours d'entrée de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris dont il est diplômé en 1972.

L'Institut du monde arabe, l'un des "grands travaux" de François Mitterrand, a lancé la carrière internationale de Jean Nouvel en 1987, 17 ans après l'ouverture de sa première agence.

Ce bâtiment en bord de Seine se singularise sur sa façade sud par ses ouvertures à géométrie variable en forme de moucharabiehs, clins d'oeil à la civilisation arabo-musulmane.

Depuis, il a signé entre autres la rénovation de l'opéra de Lyon (France), le bâtiment de la Fondation Cartier à Paris, le centre culturel et de congrès de Lucerne (Suisse) ou la tour Agbar de Barcelone (Espagne).

Aux Etats-Unis, il a conçu une tour à Manhattan et un théâtre à Minneapolis (Minnesota, nord), qui selon le jury du Pritzker "se confond et contraste à la fois avec son environnement" et est emblématique du "sens de la mise en scène" dont fait preuve Jean Nouvel, qui n'est que le deuxième Français à décrocher ce prix en 29 ans, après Christian de Portzamparc en 1994.

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Le couronnement de Jean Nouvel

DISTINCTION. L'architecte français lauréat du prestigieux Prix Pritzker.

Lorette Coen
Lundi 31 mars 2008


Voici enfin le tour de Jean Nouvel venu: vedette parmi les vedettes de l'architecture mondiale, il vient de recevoir la plus prestigieuse distinction de sa profession, le Prizker Prize. Une année après Richard Rodgers, coauteur du Centre Pompidou avec Renzo Piano (autre lauréat du prix); quatre ans après Zaha Hadid, unique récipiendaire féminin; longtemps après Christian de Portzamparc, l'autre Français à avoir été ainsi honoré. Jean Nouvel, espérait-il ce prix? Probablement. Mais à 62 ans, avec près de deux cents bâtiments réalisés et une carrière jalonnée de virulentes polémiques, peut-être ne l'attendait-il plus.

Esprit critique

Cet esprit critique et incessant innovateur ne pouvait échapper à la couronne du Pritzker. C'est précisément ainsi que le jury présidé par Lord Palumbo explique sa décision. L'auteur du Musée du Quai Branly à Paris, du Centre de culture et de congrès de Lucerne (KKL) et de la tour Agbar de Barcelone a fait preuve de «courage dans la poursuite d'idées nouvelles et dans la remise en cause de normes établies, afin de pousser plus loin les limites de son champ d'activité».

En 1985-1987, en construisant à Nîmes l'ensemble d'habitation «Nemausus 1» il tente une démonstration de réponse rapide, efficace et originale à la demande d'un habitat social qui échappe aux médiocrités des HLM habituels. A la même époque, l'Institut du Monde arabe, l'un des grands travaux d'équipement culturel et d'embellissement de la capitale française voulus par François Mitterrand, fait de lui une célébrité mondiale. Inspiré de l'ornementation islamique, cet édifice à la façade élégante fait appel aux techniques électroniques les plus pointues de l'époque. Il y joue de transparences, de translucidités et y exprime un art de la lumière qui sera la marque de son architecture, de même que l'usage du verre et des nouveaux matériaux.

Très présent en Suisse

Si sa carrière l'a amené à construire dans tous les coins du monde, Jean Nouvel a été constamment présent en Suisse où il a signé nombre de réalisations. Auteur de la Fondation Cartier à Paris, il a également achevé en 2007 le siège du groupe de luxe Richemond près de Genève. On se souvient de son magnifique Monolithe ancré au large de l'arteplage de Morat pendant Expo.02; et plus récemment, de sa contribution très controversée et finalement abandonnée au relookage des chocolats Cailler pour le compte de Nestlé.

Expérimentateur et metteur en scène d'une architecture qui rêve d'immatérialité, Jean Nouvel n'a pas forcément tout réussi mais a, en tout cas, beaucoup entrepris et osé.





© Le Temps, 2008 . Droits de reproduction et de diffusion réservés.


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A Jean Nouvel interview: On the prize, architecture and Chicago

« Pritzker Architecture Prize goes to Jean Nouvel | Main | French 'starchitect's' debutante is a Minneapolis knockout »

n a brief telephone interview Tuesday from his office in Paris, Jean Nouvel touched on his surprise in winning the Pritzker Architecture Prize, his philosophy of design, and his visits to Chicago. Here’s a recounting of the inteview, which includes direct quotations from Nouvel and paraphrases of his remarks:



Q: How did you hear the news?



A: “The Pritzker people called me.” He spoke, he said, to Martha Thorne, the executive director of the prize and a former architecture curator of the Art Institute of Chicago. “And I was so surprised.”

In previous years, he said, he thought he had a chance to win because he had recently completed major buildings and they’d been well-reviewed. But there were none last year, so “I was not waiting.”


Q: Any thoughts on your Guthrie Theater design now that the building's been open for two years?


A: “For me, it was a great American adventure. Because I like to build buildings when they are linked to the story of the city.” He discussed how the design relates to local landmarks, like old mills along the Mississippi River, and waterfalls.



Q: What kind of statement was the jury making in giving you the award?



A: “They said in this text [the jury’s formal statement] that I take a lot of risks…That is my fight…I am really fighting against the generic architecture of the International Style—to create a really specific architecture. Every site, every client, has a right to a total strategy, a new strategy, has a right to have the architect be completely involved, linked to this new problem. Every time, I try to find the missing piece."



Q: Have you ever been to Chicago?



A: “I have, of course.” He visited in the late 1980s after he won the competition to design the Endless

Tower, a skyscraper in the La Defense district just outside Paris that ultimately wasn’t built..

“We went all around the world to see the main towers that were built.” While in Chicago, he said, he looked at Mies van der Rohe’s buildings and the John Hancock Center. “I remember Helmut Jahn helped me visit the city.” He returned to the city for two or three more visits.




Q: Would you like to design in Chicago?



A: “Sure, sure. It’s territory chosen by the gods of architecture.”

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Nouvel wins the 2008 Pritzker Architecture Prize


The French architect is praised for his 'insatiable' creative experimentation. One of his designs, the 'green blade,' is in the planning for Century City.
By Anne-Marie O'Connor, Los Angeles Times Staff Writer
March 31, 2008
Jean Nouvel, the versatile French architect who strives to balance his buildings' settings with a restless architectural language he seems to reinvent with each project, is the winner of the 2008 Pritzker Architecture Prize, the highest honor of his profession.

Nouvel, 62, is known for a body of work that lives up to his name, a variant of the French word for "new."

His 1987 Institut du Monde Arabe in Paris uses a rich arabesque surface to reveal a Moorish compound behind its stark modernist
The roof of his 2000 Lucerne Cultural and Conference Center extends far beyond the building, to the lake of the Swiss city, reflecting the movement of light on the water.

The windows of his darkly rectangular Guthrie Theater, which opened in 2006 on the Mississippi in Minneapolis, strategically frame the vintage industrial signs and soft silo curves of the architecture around it -- incorporating elements of classic Americana.

Nouvel says that for him each commission is a unique "adventure."

"For Nouvel, there is no architectural 'style' a priori," Pritzker jury Chairman Peter Palumbo said in a statement, quoting from the Pritzker citation. "Rather, a context, interpreted in the broadest sense to include culture, location, program and client, provokes him to develop a different strategy for each project."

Nouvel, reached by phone and e-mail in Paris, said he was "honored and surprised."

He said he hoped the prize would give momentum to his future proposals, which include a slender $400-million, 45-story Century City residential monolith that some have compared to the Le Corbusier-led design of the United Nations headquarters in New York.

"This is important," Nouvel said in heavily Gallic-flavored English. "This can strengthen confidence in your proposals. It is the kind of prize that can help you to propose the best building."

Nouvel said he was surprised because he believed he was a stronger contender in previous years. "I did not think this was my year," he said.

He felt honored "because among the club of Pritzker laureates are so many friends and architects who I admire: Frank Gehry, Renzo Piano, Richard Rogers, Norman Foster, Glenn Murcutt and Herzog & de Meuron -- obviously I cannot name them all."

"I take this prize as a strong incentive to continue increasingly demanding and ambitious work," he said.

The prize, established in 1979 by the Pritzker family of the Hyatt hotel chain, carries a $100,000 grant from the Chicago-based Hyatt Foundation. Nouvel will receive the bronze medallion June 2 at the Library of Congress in Washington, D.C.

Thomas J. Pritzker, chairman of the Hyatt Foundation, noted that the jury's citation acknowledged the "persistence, imagination, exuberance and above all the insatiable urge for creative experimentation" of Nouvel's work.

The citation says Nouvel "has pushed architecture's discourse and praxis to new limits. His inquisitive and agile mind propels him to take risks in each of his projects, which, regardless of varying degrees of success, have greatly expanded the vocabulary of contemporary architecture."

"For me, every building is an adventure," Nouvel said. "Every project is an adventure. I research every project. I talk to a lot of people. Every building has a relationship to the climate, to the wind, to the colors of the buildings around it. I arrive at a concept with all the parameters in place. When I have all of these constraints, I begin. Without constraints, architecture does not exist. You are a sculptor."

Designed for the setting

Nouvel said he is determined to resist what he views as the homogenization of world urbanism.

"When you go around the world, you see all the same buildings, and you feel like you're in the same place," he said. "I fight all the time for the specificity of architecture. I fight against global architecture."

Jean Nouvel logra el premio Pritzker de arquitectura

Los Ángeles. (Reuters/EP).- El arquitecto francés Jean Nouvel, autor de obras tan representativas como la Torre Agbar de Barcelona o la ampliación del Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de Madrid, ha sido galardonado con el Premio Pritzker de arquitectura, considerado el equivalente de los Premios Nobel para esta disciplina.
El jurado de la Fundación Hyatt, responsable del premio, destacó la experimentación creativa de Nouvel, cuyos edificios "hablan de su entorno". En casi cuatro décadas Nouvel ha diseñado más de 200 proyectos tanto en Europa como en Asia y Estados Unidos en su cruzada contra lo que denomina "arquitectura genérica".

"Su mente curiosa y ágil le impulsa a asumir riesgos en cada uno de sus proyectos, que, a pesar de tener grados variables de éxito, han expandido enormemente el vocabulario de la arquitectura contemporánea", explica el jurado.

Nouvel, de 62 años de edad, mostró su sorpresa por este galardón, que tiene una dotación de 100.000 dólares (unos 63.300 euros), porque no ha inaugurado ningún proyecto de calado, aunque aseguró sentirse "muy honrado" por unirse a la lista de los 32 ganadores del Pritzker.

Es el segundo arquitecto francés que logra este prestigioso premio. "Estoy muy contento de estar en un club de buenos amigos como Frank Gehry, Renzo Piano, Zaha Hadid" declaró Nouvel a Reuters por teléfono desde París.

Nouvel fue conocido internacionalmente por su Instituto del Mundo Árabe, construido en París en 1987 y famoso por la utilización de lentes metálicas móviles sobre su fachada de cristal que sirven para controlar la luz interior en una visión moderna de las tradicionales celosías árabes.

El juego de luces, transparencias y opacidades es recurrente en los trabajos de Nouvel, como en la Tour de Verre, un edificio de 75 plantas que será construida en Nueva York, la Torre Suncal, otro rascacielos que se levantará en Los Ángeles, o la propia Torre Agbar de Barcelona.

Nouvel explica que disfruta jugando con los reflejos de las nubes y la vegetación sobre las fachadas de sus edificios. "Estos juegos de luz y profundidad de campo están aquí para crear una pregunta sobre las razones de este edificio en este mundo", declaró.

Una forma de resistencia
El jurado elogió a Nouvel por hacer diferente y relevante cada edificio en el marco de su entorno y sus circunstancias. "Para Nouvel, no existe un 'estilo' a priori en la arquitectura", explicó el presidente del jurado, Lord Palumbo.

"Al contrario, un contexto, interpretado en el sentido más amplio, que incluye la cultura, la situación, el programa y el cliente, le provoca el desarrollo de una estrategia diferente para cada proyecto", agregó.

El jurado destacó especialmente el Teatro Guthrie, concluido en 2006, un edificio de Minneapolis que crea "un diálogo" con las aguas del río Misisipi y los históricos molinos.

"Toda mi vida he luchado contra la arquitectura genérica y en favor de una arquitectura específica", declaró Nouvel, autor de otros edificios como la Torre Dentsu de Tokio.

"Cuando viajas por el mundo, en las grandes ciudades, ves exactamente los mismos edificios. Pienso que es importante en esta globalización considerar esa arquitectura como una forma de resistencia a esta uniformización del mundo", agregó.

El Premio Pritzker fue creado por la familia Pritzker, dueña de la cadena hotelera Hyatt. El premio será entregado el próximo 2 de junio en una ceremonia en Washington. "Cuando tienes el Premio Pritzker tienes otra responsabilidad. Es una razón más para hacer el mejor edificio del que seas capaz y, en algunas ocasiones, probablemente ayudar a la gente para que haga una mejor arquitectura", argumentó.

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El 'Nobel' de arquitectura premia a Jean Nouvel, padre de la torre Agbar

# • El Premio Pritzker reconoce en la obra del francés un "insaciable impulso por la experimentación"
# • El parque de Poblenou, su último trabajo en BCN, se inaugurará el próximo fin de semana

ROSARIO FONTOVA
BARCELONA

Jean Nouvel (Fumel, Francia, 1945), el arquitecto que proyectó la torre Agbar de Barcelona, ha obtenido el Premio Pritzker. Considerado el Nobel de la arquitectura, el galardón reconoce su "empeño, imaginación, exuberancia y, sobre todo, un insaciable impulso por la experimentación creativa". Nouvel, autor de proyectos emblemáticos como la Torre de Vidrio de Nueva York, centros culturales como el Quai Branly en París y la ampliación del Museo Nacional Centro Reina Sofía de Madrid (Mncars), está a punto de inaugurar el próximo fin de semana en Barcelona, muy cerca de su torre luminosa y fálica, el parque de Poblenou, que ha definido como "selva urbana".
Thomas J. Pritzker, presidente de la Fundación Hyatt que concede el premio, señaló en un comunicado que, según el jurado, de todas las frases que podrían ser usadas para describir la carrera de Nouvel "habría que elegir las que ponen énfasis en su valiente persecución de las nuevas ideas". Durante los últimos 30 años, añade el jurado, Nouvel "ha impulsado el discurso y la praxis de la arquitectura hacia nuevos límites". El arquitecto francés, "de ágil e inquisitiva mente", se ha arriesgado en cada uno de sus proyectos y "ha expandido el vocabulario de la arquitectura contemporánea".
El nuevo Premio Pritzker se ha alineado en una arquitectura comprometida con la modernidad contemporánea y radicalmente opuesta "a las relecturas historicistas" y a "los estilos premeditados".

NUEVOS PROYECTOS
Por contra, realiza sus edificios interpretando la cultura, lugar y programa que solicita el cliente, creando estrategias particulares para cada nuevo proyecto. Su larga lista de proyectos, más de 200, arranca con una residencia particular en Villeneuve sur Lot (Francia), en 1970, y finaliza con la torre Suncal, en Los Ángeles, en curso de construcción. La lista contempla una enorme variedad de tipologías constructivas. Ha proyectado hospitales, como la maternidad de Kremlin-Bicètre; edificios de Ópera como la de Lyón; numerosos centros culturales como el Palais de Tokyo en París; aeropuertos como el de Osaka y teatros como el Guthrie Theatrer, en Minneapolis.
En 1987, Nouvel firmó el primer proyecto que le dio gran notoriedad. El Instituto del Mundo Árabe, uno de los Grands Travaux encargados por el presidente François Mitterrand, sorprendió por su fachada transparente velada con lamas metálicas que controlan la luz desde el interior, como una relectura moderna de las celosías tradicionales árabes. En 1989 hizo público su proyecto de Torre Sin Fin para el barrio parisino de la Défense. En Lucerna, en el 2000, construyó un Centro Cultural y, en 1994, en París, la Fundación Cartier de arte contemporáneo.

63.000 EUROS
El acta difundida ayer por la Fundación Hyatt menciona además el Museo del Quai Branly, en París, --encargado por otro presidente, Jacques Chirac-- que reúne una colección de arte indígena en un interior donde los objetos se muestran mediante innovadoras formas. Los materiales "evocan los países de donde proceden".
El arquitecto recogerá el premio (dotado con 63.000 euros) el 2 de junio en la Biblioteca del Congreso de Washington. Jean Nouvel sucede en el cuadro de honor de los Premios Pritzker a Richard Rogers (2007), Paulo Mendes (2006), Tom Mayne (2005), Zaha Hadid (2004), Jorn Utzon (2004) y Glen Murcutt (2002).

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O’Gorman concretó su teoría al construir su casa

Fernando Camacho Servín

Más que levantar edificios para hacinar personas, la arquitectura debe crear espacios vitales, adaptados al entorno natural y que cumplan con su función original, más allá de la simple apariencia o las modas pasajeras.

Con esta idea, Juan O’Gorman (1905-1982) construyó muchos inmuebles pensados para durar y ser útiles, entre ellos los que habitaron en San Ángel los pintores Diego Rivera y Frida Kahlo; uno de ellos se convirtió en museo.

En esa zona, el arquitecto edificó para sí mismo una casa para ser su refugio, donde finalmente se quitó la vida, agobiado por el cáncer de riñón.

La actual propietaria del inmueble, Paulina Parlange, cuenta en entrevista con La Jornada cómo es habitar cotidianamente en un espacio donde la funcionalidad da lugar a su propia belleza.

Ubicado en el número 88 de la calle Jardín, el sitio no llama especialmente la atención. Además de una gran jacaranda y un muro cubierto de hierbas trepadoras, no hay ningún elemento que muestre su valor arquitectónico.

Una vez dentro, tampoco se observan detalles o estructuras de gran lujo, sólo indicios de una austeridad muy bien pensada que persiste como referente.

Admiración de Toyo Ito

Aunque no se dedica a la arquitectura, Parlange ha tenido la curiosidad de informarse sobre el lugar que habita y quien lo creó.

Por ello, sabe que O’Gorman lo construyó cuando tenía sólo 24 años, vivió allí con su esposa Helen y regresó a ella en los últimos años de su vida, porque la consideraba como sus “pantuflas viejas”, por la comodidad.

A pesar de su aspecto descuidado, la casa sedujo a Parlange y decidió comprarla en 1989.

Pronto descubrió que el arquitecto y pintor que la había diseñado calculó hasta los mínimos detalles para hacerla una morada sencilla, pero funcionalmente impecable.

“Todo le sirve bien, sobre todo el sistema hidráulico. Además, las ventanas tienen un sistema de ventilación cruzada para que no haga ni frío ni calor excesivo en ninguna época del año, y que la luz se filtre y se aproveche durante todo el día. En muchos aspectos, se trata de una casa gemela de la de Frida (Kahlo)” en San Ángel, detalló Parlange.

Cuando llegó al inmueble y vio que las puertas, las llaves del agua y otros detalles parecían demasiado sencillos y poco durables, pensó en dejarlos así hasta que se descompusieran, pero eso, cuenta entre risas, no ha ocurrido en 20 años.

Ahí han acudido arquitectos como Miquel Adrià o Toyo Ito; este último, luego de haber visitado algunos de los edificios más lujosos de la ciudad, llegó en su limusina y se quedó “maravillado” con la forma en que O’Gorman supo utilizar los materiales y recursos más económicos para construir la casa.

Ese mismo principio siguió para edificar la casa de Diego Rivera, cercana a la suya.

El pintor necesitaba “una casa grande, donde entrara mucha luz y cupieran muchas personas, pero como militante comunista, quería que se construyera con tres pesos y 50 centavos”. Y así fue.

Sin embargo, ese estilo arquitectónico no siempre fue bien recibido por los vecinos de San Ángel, recordó Parlange. Alguna vez, un grupo de personas se manifestó contra los “adefesios” del arquitecto, en defensa de la “tradición colonial” del barrio.

“O’Gorman odiaba que le dijeran que tenía una casa bonita. Él pensaba que separar la arquitectura de la ingeniería era un error, una arquitectura burguesa. No soy experta, pero creo que ahora se está regresando a lo funcional”, a garantizar la efectividad de una vivienda, antes que la apariencia o el lujo.

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sábado, marzo 29, 2008

El testamento de Salmona


Rogelio Salmona falleció el pasado octubre, pero volvió a ser noticia porque se inauguró en La Candelaria uno de sus últimos proyectos: el Centro Cultural Gabriel García Márquez, donación del Fondo de Cultura Económica de México, edificio en cemento y concreto, que sobresale en el estrecho sector colonial sin invadirlo, pues la tercera parte de sus 9.500 m2, un área de 3.300 m2, es espacio público.

Para entrar a las distintas dependencias: auditorio, salas de ex posiciones, aulas, talleres, oficinas, restaurante, almacén de discos, tienda Juan Valdez y una librería para adultos y niños, la más grande del país, se recorren libremente: andenes, rampas terrazas, plazoletas, rotondas, desde donde se divisan Monserrate y Guadalupe, el barrio Egipto, las torres de la Catedral.

"He buscado hacer una arquitectura urbana respetuosa que exprese una modernidad consecuente con el lugar donde se encuentre; que cree espacios públicos sin barreras que permitan una ocupación sabia, política y generosa", dijo el arquitecto.

En el desarrollo de ese proyecto, Salmona, que ya estaba enfermo, se agravó. Pero el trabajo fue como una inyección de vida, dice su esposa, María Elvira Madriñán, también arquitecta. "Por ese proyecto dio tantas batallas como las que dio luchando en silencio en la casa contra la enfermedad. Su propuesta de insertar en ese lugar histórico un edificio contemporáneo, respetando la arquitectura colonial, era innovadora, casi atrevida. Y Rogelio trabajó con pasión hasta el final. Apoyado en un bastón que se volvía asiento, recorría la obra con dificultad. Cuando aún había andamios estábamos pendientes de que no le pasara nada. Pero no le gustaba que le ayudaran.

Subía hasta el último piso dando instrucciones; cuando no podía ir hacía reuniones en la casa. Estuvo dos años enfermo y aunque los últimos cinco meses fueron muy duros, trabajó hasta 15 días antes de morir. Me volví la extensión de sus manos, de sus ojos, de sus movimientos, para interpretar sus gestos, sus miradas, sus trazos y plasmar en planos lo que luego él retomaba.

No pudo ver la obra terminada pero alcanzó a sentir la satisfacción de haber cumplido el sueño de enriquecer la ciudad con espacios públicos generosos, sin barreras. Luchó con tenacidad ejemplar. La arquitectura era el motor de su vida".

¿Cómo conoce a Salmona?

Recién graduada en los Andes, entré a su taller como dibujante.

Era asombrosa la manera como manejaba escalas, volúmenes, espacialidades. Hacía propuestas integrales y cada proyecto era como un hijo. Se ocupaba de todos los detalles. Hasta del paisaje. Así aprendí a amar la vegetación, a conocer las plantas.

Mi primer trabajo con Rogelio: la Casa de Huéspedes en Cartagena, fue una lección de arquitectura profunda y enriquecedora, que me marcó para siempre. Viví de cerca el diálogo del arquitecto con su proyecto, sus dudas, sus aciertos; la búsqueda de una espacialidad acorde con el lugar. Aunque la Casa no quedaba en la ciudad, requería un lenguaje afín con la arquitectura cartagenera.

En ese proceso aprendí lo que es la magia de la luz, del sonido, de la sombra. En esa zona desértica, donde no existía sino el Fuerte, fue necesario crear un entorno. Y la naturaleza se apropió de la zona. Se llenó de pájaros y de vida. Se transformó en un paraíso.

¿Qué obra prefirió?

Nunca quedaba satisfecho. Siempre decía: "todavía no he hecho lo mejor". Y seguía buscando algo más. Pero sí fue gratificante para él la Biblioteca Virgilio Barco, por la actitud de la gente.

Cuando llegaba lo buscaban los niños: "queremos darle las gracias", le decían. Se lo cuento, no por la anécdota en sí, sino porque la biblioteca se volvió visita obligada. La gente disfruta de algo que no tenía. Yo lo acompañaba en algunas visitas y le oía decir: "nos falta subir, nos falta bajar". La arquitectura invita a ser descubierta. Eso lo emocionaba. Siempre propuso una arquitectura para recorrer.

¿El Centro fue su última obra?

No. En Moravia, barrio espontáneo de Medellín, que era basurero, diseñó un Centro de Desarrollo Cultural. Tiene auditorio, aulas, talleres, cubículos para fomentar la música. Hacer esa obra en un lugar tan deprimido, para gente que recibe poco, lo motivó mucho. No pudo hacer la supervisión arquitectónica porque ya estaba muy enfermo.

Contrató a un amigo para que le ayudara. Ahora yo también trabajo en la terminación de la obra.

¿Cómo fue convivir con alguien tan fuera de serie?

A pesar de la diferencia de edades nuestra relación fue muy sólida porque Rogelio tenía un espíritu joven.

Era tímido, estricto; no aceptaba nada mal hecho y la mediocridad, la banalidad, la falta de ética, lo sacaban de quicio. Era duro y no tenía pelos en la lengua para trancar a quien fuera. Era exigente consigo mismo y no hacer nada le parecía inconcebible.

Le costaba trabajo escribir. Cada escrito era un parto. Aprendí a descifrar su letra que era confusa. Leía mucho y era melómano. Para hacer ejercicio, trotaba. Teníamos un lote en el campo e íbamos todas las semanas. Almorzábamos en el potrero, sembrábamos árboles y él cultivaba rosas.

Duramos 20 años buscando el sitio para hacer una casa. Nunca se decidía. "No puedo competir con la naturaleza", decía. Al fin hicimos la casa muy integrada al paisaje. Era hombre de hogar. Prefería comer en casa y yo me esforzaba pues era refinado y exigente. Esteban y Mara, nuestros hijos, transformaron su vida. Los adoraba. Vivíamos para ellos. Tuvo dos hijos con su primera esposa, francesa; viven en París, pero siempre han estado cerca. Supe comprenderlo; pude llegar a él en lo profesional y en lo afectivo".

Reflexiones

"La ciudad es más importante que cualquier cliente, llámese potentado, multinacional o gobierno. Pero el gran capital, presionando para tener mayor rendimiento, financia la construcción de edificios enormes, creando tremendas aglomeraciones que causan muchos problemas. ¿Pero quién le mete a la gente en la cabeza que es más importante el patrimonio urbano que el dinero?", decía Salmona hace 10 años.

Era un soñador y su ambición era hacer un eje ambiental a lo largo de la 26, desde el pie de los cerros orientales, hasta los cementerios, incluyendo MamBo, Biblioteca Nacional, Parque de la Independencia, todo integrado por medio de jardines y alamedas. Una constante suya fue proteger el patrimonio urbano. Embellecer la ciudad. Evitar que la asfixiaran las torres de cemento.

Iniciando su carrera ganó una batalla: las Torres del Parque, su obra maestra. En los 70, el Banco Central Hipotecario le encargó construir detrás del Circo de Toros 450 apartamentos, en tres torres de 30 pisos, y Planeación Distrital lo aprobó. Pero Salmona, pensando en la ciudad, no en la rentabilidad, dijo que solo cabían 290 apartamentos. La propuesta era una osadía, lo reconoció Salmona. Pero el gerente del BCH, Jorge Cortés, entendió que la entidad tenía una responsabilidad con la ciudad y aceptó. La novedad consistió en que 30% del terreno era espacio público, abierto a toda la ciudad. Si esa generosa concepción de la ciudad la compartieran más arquitectos, si los proyectos se diseñaran no solo como negocio, Bogotá tendría otra cara y nuestros niños no vivirían aprisionados en rascacielos, sin jardines, sin tener dónde jugar.Fue premiado muchas veces.

Recibió el Alvar Aalto, el premio de arquitectura más prestigioso del mundo. Parte de su obra, en planos, maquetas y fotografías, ha recorrido muchos países; en Guadalajara, se exhibió como homenaje póstumo, durante la Feria del Libro. Allí Carlos Morales, ex alumno y amigo, recordó al maestro narizón, exigente, acelerado, autor, según Morales, del proyecto más bello que haya visto: "hecho con amor y maestría", dice. Era la 'tesis' de Salmona para validar en los Andes su carrera de arquitecto. Una carrera que, como dice su esposa, fue el motor de su vida.

POR LUCY NIETO DE SAMPER

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miércoles, marzo 26, 2008

La arquitectura como fetiche

ALBERTO MARTÍN 22/03/2008



La fotografía lleva ocupándose de la arquitectura casi desde sus orígenes. Pero en las últimas dos décadas esta tendencia ha adquirido un nuevo impulso gracias al interés de los artistas de la imagen por hallar en ella sus metáforas. Varias exposiciones dan ejemplos de esta diversidad

Deconstruyendo la arquitectura, reconstruyendo la historia era el título de una exposición que en 1989 reunía fotografías de arquitectura. Durante los años noventa ese postulado mantuvo una clara vigencia. Pero los tiempos han cambiado de tal manera que actualmente la máxima podría ser Rastreando la arquitectura, fotografiando el futuro, que es el título de otra exposición realizada casi veinte años después. Se ha remarcado abundantemente el estrecho lazo que unió desde sus orígenes a la fotografía con la arquitectura y cómo aquella contribuyó decisivamente en el siglo XIX a consolidar un concepto tan decisivo como la monumentalización, término que de nuevo hoy podría definir perfectamente la tendencia dominante que se observa hacia la fetichización del objeto arquitectónico. Parece que la ascendente tendencia de la arquitectura a previsualizar las condiciones fotográficas, e incluso fotogénicas, de los proyectos constructivos ha terminado por condicionar y dirigir la mirada de muchos de los fotógrafos que actualmente centran su atención en lo arquitectónico. Es nítida la persistente atracción hacia las superficies de los edificios y las fachadas, la seducción que ejercen los materiales, los volúmenes y las simetrías, así como el interés por las grandes magnitudes y dimensiones que alcanzan las nuevas construcciones. También lo sublime (concepto que ha terminado por servir de justificación a una imparable estetización) parece estar agazapado detrás de cada macroproceso de transformación urbana, algo especialmente visible en los trabajos que abordan los cambios en la China del siglo XXI. La distancia entre las imágenes "artísticas" y las imágenes que ocupan las revistas de arquitectura ha acabado por difuminarse en muchos casos, recomponiéndose así la conexión entre arquitectura, poder e ideología con la creación fotográfica como coartada. Un elemento que ilustra los cambios ocurridos en las dos últimas décadas a propósito de la relación entre fotografía y arquitectura es la irrupción de la manipulación digital, que ha dado paso a un trasvase desde la posición dominante del registro documental o la intervención manual y deconstructiva hacia el predominio de lo verosímil o lo virtual.

No cabe duda de que la escuela de Düsseldorf surgida del magisterio de Bernd y Hilla Becher ha sido reconocida como la más influyente en relación con la fotografía de arquitectura. Las importantes trayectorias de autores como Thomas Struth, Andreas Gursky, Thomas Ruff o Candida Höfer no han hecho sino ampliar su proyección y su huella sobre la creación fotográfica a lo largo de los años noventa, influencia que desde hace unos años ha ido decayendo progresivamente. Pero igual de importantes fueron las figuras de Dan Graham y Matta Clark, y el hecho de que su presencia directa quizá sea menos evidente no significa que haya sido menos determinante. El primero, por su aproximación a los "clichés de la arquitectura moderna", la serialidad y la morfología de la casa suburbana y la crítica de la utopía arquitectónica; el segundo, por la dimensión fotográfica que dio a su proyecto de deconstrucción del urbanismo y la vivienda, así como por la conversión de la arquitectura en escultura o su reconstrucción a través de "proyectos de espacios". No hay que olvidar tampoco al grupo de fotógrafos norteamericanos reunidos bajo el nombre genérico de New Topographics (Lewis Baltz, Robert Adams y Stephen Shore, entre otros), en cuya exposición inaugural fueron incluidos también Bernd y Hilla Becher. Al margen de otras diferencias programáticas, compartían con éstos el principio básico de la neutralidad y el anonimato en la toma de la imagen, trasladando la atención hacia el objeto fotografiado en detrimento del sujeto que fotografía. Su posición intermedia fue realmente interesante: la atención hacia la arquitectura vernacular americana y la periferia suburbana los situaba en paralelo a los intereses de Dan Graham; mientras que su interés por los efectos de la acción del hombre sobre el paisaje les abría hacia una lectura global del territorio y daba a su trabajo un trasfondo social y en ocasiones un acentuado sentido de la ironía. Una forma de mirar la arquitectura como testimonio y elemento vertebrador del espacio social, que encuentra uno de sus mejores desarrollos en autores como Gabriele Basilico o John Davies. Su obra es modélica en cuanto al análisis del tejido de la ciudad a la búsqueda de continuidades, latencias y transformaciones. El sentido del tiempo asociado a la lectura de los edificios y la trama urbana, algo que también se encuentra en las fotografías de atmósferas urbanas de Thomas Struth, abrió desde los ochenta una productiva vía de interés hacia la memoria como elemento fundamental en la percepción de la arquitectura. La identificación de ese tiempo comprimido en el seno de la arquitectura y las estrategias para registrarlo y manifestarlo a través de la imagen se convierte también en una forma de expresar y reconstruir todo lo que aparece sustentado y contenido por ella. Esa conexión entre tiempo-memoria-arquitectura, ya manifestada por Dan Graham cuando reconoce que los monumentos marcan el tiempo y están unidos a la memoria de la ciudad, lleva a abrir un campo de trabajo que trasciende el interés por la pragmática o las formas, para situarse tanto en el ámbito de una crítica a la utopía modernista y el fracaso de la promesa de progreso, como en el centro de una reflexión sobre la propia idea de arquitectura. El objetivo último de esta posición es "poner la arquitectura al desnudo": aplicando los procedimientos del retrato al registro de los edificios como hace la escuela alemana, dirigiendo la atención hacia extremos como son los edificios "indiferentes" sin mayor interés arquitectónico o las ruinas-monumento, o bien explicitando el rastro histórico y las condiciones contenidas en las estructuras arquitectónicas. Este diálogo profundo y esencial con la arquitectura es la base también de toda una serie de trabajos que pueden considerarse en su conjunto como una verdadera tendencia, se trata de las arquitecturas construidas o ficticias. Las fotografías de James Casebere, Oliver Boberg, Roland Fischer o George Rousse contienen prácticas que en cierta medida deconstruyen la arquitectura para crear sentido, son verdaderas "meditaciones" arquitectónicas que trabajan a partir del símbolo y el pensamiento sugiriendo tanto idealizaciones como nuevas lecturas y representaciones de su imaginería y estructura. Arquitecturas efímeras e inéditas que se articulan como verdaderos "proyectos de espacios", algo que une a algunos de ellos (los más interesantes por otra parte) con la línea abierta mucho antes y de modo más radical por Matta Clark. Pero con el comienzo de siglo algunos intereses parecen haberse desplazado. El pasado interés por la arquitectura modernista degenerada, sus subproductos y la construcción anónima han dejado paso a un diálogo creciente de la fotografía con los iconos e ideales de la arquitectura, con edificios y figuras de relieve como Le Corbusier o Mies van der Rohe, tal y como muestran los trabajos de Thomas Ruff o Luisa Lambri que entran en resonancia con la propia historia de la arquitectura. Es el reencuentro con la utopía y el sueño que encarna la arquitectura. Un trasvase parecido ha ocurrido con las múltiples propuestas que acuden a las herramientas digitales para distorsionar la imagen y el sentido de lo arquitectónico, y que, a diferencia de las anteriores arquitecturas construidas o ficticias, ya no buscan la deconstrucción sino el extrañamiento. Pero aún hay sitio para proyectos que siguen reclamando una mirada social y una lectura histórica, como la posición de Francesco Jodice frente a los procesos de transformación urbana o la denuncia del fracaso del proyecto moderno de ciudad en Latinoamérica en las obras de Alexander Apóstol y Eduardo Consuegra. Pese a estos ejemplos, parece que la tendencia dominante es la de que la metáfora y el simbolismo desplazan a las evidencias históricas y sociales. Que el análisis del tejido urbano o los modelos constructivos deja paso a la seducción por la belleza o las incongruencias (algo facilitado por la manipulación digital), al interés por lo estrictamente arquitectónico y al reencuentro con la utopía. El siglo XXI parece dar entrada al sueño, la seducción, el caos y el ideal.

En nuestro país, el binomio fotografía-arquitectura goza de buena salud y cuenta con un nutrido grupo de buenos representantes que ilustran bien estas diversas posiciones, como muestran en estos momentos varias exposiciones. La memoria y la transformación es precisamente el eje sobre el que mueve el encargo Tarraco. Mirada actual a siete fotógrafos españoles recién inaugurado en Tarragona. José Manuel Ballesteros y Ángel Marcos coinciden en su interés por la China actual y la belleza y grandiosidad de su transformación. Dionisio González continúa creando sus "proyectos de espacio" en la propuesta más deconstructiva. Sergio Belinchón, que fue nuestro mejor representante de la "escuela alemana", busca nuevas vías. Jordi Bernadó es el más irónico de todos ellos en sus reflexiones sobre los sueños y las metáforas de la arquitectura. Bleda y Rosa son los mejores exponentes de cómo hacer aflorar el tiempo comprimido en la arquitectura y el territorio. Begoña Zubero rastrea la historia latente en espacios históricamente determinantes. Aitor Ortiz es quien mejor extrae la belleza de formas y volúmenes. Xavier Ribas "arqueologiza" el espacio a la búsqueda de las verdaderas condiciones de la historia y en la mayor parte de los casos encuentra violencia simbólica y devastación. Carlos Irijalba, a través de la manipulación informática, convierte la arquitectura en reflejo de la deshumanización y el desarraigo.

Las pasadas ambiciones y los interrogantes del futuro son en definitiva los dos extremos que de un modo u otro acaban por delimitar la dialéctica fotografía-arquitectura como espejo de nuestro complejo presente.

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Francis Rambert à Venise

LE MONDE | 24.03.08 | 16h38 • Mis à jour le 24.03.08 | 16h38

Le pavillon français de la 11e Biennale internationale d'architecture de Venise (14 septembre-23 novembre), le plus prestigieux rendez-vous mondial du genre, est confié à Francis Rambert, directeur de l'Institut français d'architecture. L'Etat a préféré un théoricien et représentant de l'institution à un architecte.

Le projet de M. Rambert, intitulé "GénéroCité, généreux versus générique", présentera une cinquantaine d'agences d'une "nouvelle génération d'architectes", réunis dans l'association French Touch. Parmi eux, des débutants remarqués (Plan 01, Beckman et N'Thépé, Hamonic et Masson), et des architectes reconnus comme Périphériques ou Philippe Gazeau. Leur point commun ? "Ils construisent le territoire optimiste de la ville de demain." Ils s'insurgent contre la supposée timidité de l'architecture en France et ont mené la fronde contre le prix de l'Equerre d'argent du Moniteur, en novembre 2007.

Le pavillon français aura pour ambition de démontrer "comment l'architecture s'évertue à donner plus de sens comme plus de sensations, plus d'espace intérieur comme plus d'espace public ; en allant bien au-delà de la seule qualité architecturale, service minimum obligatoire".

Ce projet s'inscrit dans le thème de la Biennale, "Là-bas. L'architecture au-delà de la construction", défini par l'Américain Aaron Betsky, qui présidera la manifestation. Pour ce dernier, "l'architecture, ce n'est pas la construction. C'est une manière d'offrir des alternatives critiques à l'environnement créé par l'homme".

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viernes, marzo 21, 2008

© Foster, marque mondiale

Foster à Moscou pour la "Russian Tower", Foster à Khanty Mansiysk, dans l'ouest de la Sibérie, pour un gratte-ciel en forme de cristal, Foster à Saint-Petersbourg pour la redéveloppement de l'île de la "Nouvelle Hollande"... Foster everywhere?
A l'occasion du dernier Mipim de Cannes, chacune des grandes villes russes semblait avoir dans sa manche un projet griffé "Lord Norman Foster, le grand architecte britannique". Et un petit tour dans les travées du salon international de l'immobilier confirmait cette impression : Foster à Astana, la capitale du richissime Kazakhstan, avec son "Khan Shatyry Entertainment Centre", Foster à Abu Dhabi avec son Central Market, Foster au Qatar, avec sa ville nouvelle Lusail au nord de Doha, etc. Foster partout... au risque d'être nulle part, se contentant de déléguer à ses innombrables équipes la conception de projets au design souvent semblable, afin de satisfaire des pays émergents, riches de leurs ressources énergétiques.

Car le prolifique architecte londonien, aujourd'hui âgé de 72 ans, est avant tout la tête de gondole d'une gigantesque agence, présente dans plus de 50 pays et riche de plus de 1000 collaborateurs et employés! Une "usine créative" dont le travail s'organise autour de six groupes, avec chacun à leur tête un leader (Grant Brooker, Brandon Haw, Mouzhan Majidi, Stefan Behling, Gerard Evenden and Nigel Dancey), qui se partagent le monde. Une agence si puissante qu'elle a accueilli dans son capital en 2007 le fonds d'investissement 3i à hauteur de 40%. Foster+Partners, aujourd'hui valorisée à plus de 400 millions d'euros, verse à Lord Norman Foster un salaire annuel de 4,30 millions d'euros.
Le prix du génie?

Hugues Boulet, journaliste au Bulletin Européen du Moniteur

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Diseñador visionario

El mexicano Ezequiel Farca recibió en Los Ángeles uno de los premios IDA; su obra sobresalió de entre 150

Gerardo León
El Universal
Jueves 20 de marzo de 2008

gerardo.leon@eluniversal.com.mx

Una tumbona de estilo minimalista fabricada en madera tropical y acero inoxidable, le mereció al diseñador mexicano Ezequiel Farca el tercer lugar en los premios International Design Awards (IDA), entregados recientemente en la ciudad de Los Ángeles, California.

Los IDA reconocen, celebran y promueven el diseño visionario, al mismo tiempo que fungen como plataforma para descubrir talentos emergentes en arquitectura, interiorismo, moda, producto y diseño gráfico.

IDA se formó en 2007 por un grupo de diseñadores de todo el mundo que constantemente buscan conceptualizar y producir soluciones a través de la exploración de la forma y la función de objetos y espacios.

En este caso, Farca participó con la Tumbona Zihua, que llamó la atención entre más de 150 propuestas.

“Fue una convocatoria internacional y participamos en la categoría mobiliario de exterior. Es un concurso de contrastes: de repente veíamos nuestra pieza y luego una obra de Zaha Hadid, o propuestas de moda, diseño de libros; es un concurso muy dinámico.

Presenté este camastro de exterior fabricado en madera y acero inoxidable, lo hemos vendido básicamente para el ámbito residencial, pero pronto lo distribuiremos en el ramo hotelero”, dice Farca.

“El diseño se ha vuelto universal, estamos en México pero podríamos estar promocionándonos en cualquier lado. La tecnología nos ayuda mucho a dar a conocer nuestros productos en el extranjero, el diseño ahora es más accesible y la calidad del mexicano se distingue día a día.

“Y es que cuando estás comprometido trabajas al tú por tú con empresas mundiales importantes, te conviertes en una persona más profesional para generar una infraestructura e ideas que sean entendidas y aceptadas en las grandes ligas”, expresa.

En días pasados Farca participó en la Expo Desarrollo Inmobiliario, en el Centro Banamex de la ciudad de México.

Ahí se presentaron las últimas tendencias en inmuebles de México, con el fin de generar oportunidades de negocios y alianzas estratégicas.

La firma de Ezequiel fue la única de diseño interior invitada a participar en la Expo, ya que presenta una propuesta interesante, al ofrecer servicios integrales de diseño y arquitectura interior, para generar espacios contemporáneos.

“Mi propuesta se define como un minimalismo cálido. Este estilo parece muy trillado, pero lo que tratamos de hacer es lograr que la gente viva con lo mínimo indispensable. Al menos en el entorno que nos toca, que es la ciudad de México, vivimos en el caos y el ritmo acelerado y lo que trato de hacer es que los muebles y el espacio denoten tranquilidad, armonía y generen la convivencia.

Intentamos hacer sentir a las personas que los muebles y el espacio les pertenecen y esto hace que te vuelvas más sedentario, te tomes un respiro y goces tu casa como un santuario”, expresa.

Ezequiel Farca presentó este mes un libro que lleva su nombre y que resume 20 años de su trayectoria en la arquitectura de interiores. Esta es la primera publicación en reunir los más importantes proyectos del talentoso diseñador.

Entre los trabajos de su firma destacan el interiorismo del Hotel Habita y el mobiliario de espacios comunes del centro comercial Reforma 222, en el DF, así como la arquitectura interior de Ventanas del Paraíso y Veneros, en Los Cabos y Puerto Vallarta, respectivamente.

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lunes, marzo 17, 2008

Diseño autobiográfico

ANATXU ZABALBEASCOA 18/03/2008

Con frecuencia conviene alejarse de las cosas para verlas mejor. Es lo que se llama tomar distancia. Funciona con el tiempo y con el espacio.

El diseño y la arquitectura llevan años demostrando esa teoría de la vista cansada que, en realidad, tiene síntomas cercanos a la miopía e incluso a la ceguera, pero que se agrava con el cansancio y la falta de ilusión. Roberto Burle Marx, el paisajista más famoso del Movimiento Moderno, tuvo que viajar de Río de Janeiro, donde vivía, a Berlín para operarse de los ojos. Convaleciente, fue allí donde se percató de que su país, Brasil, era para él un gran desconocido. Paseando por el Jardín Botánico de Dahlem descubrió un sinfín de plantas tropicales que jamás había visto en su tierra.

Burle Marx no estaba solo en ese viaje lejano que tan reparadores efectos ejerció sobre su vista y su obra. También Sert construyó patios mediterráneos en su vivienda de Massachusetts, y la asturiana Patricia Urquiola diseña desde Milán con referencias a los pompones de su infancia en Oviedo. Con viajes y distancias, el diseño biográfico explica muchas de las mejores piezas de la historia del diseño. Burle Marx lo demostró hace 50 años pero aún hoy sucede en los antípodas de Brasil.

Naoto Fukasawa, uno de los diseñadores japoneses del momento, tuvo que vivir 10 años en Estados Unidos para aprender a ver su país. Cuando se vio obligado a explicarlo desde la distancia fue cuando, por fin, se decidió a mirarlo. Entonces lo vio. Luego regresó a Japón. Hoy, instalado en Tokio, se ha convertido en uno de los diseñadores más sutiles del mundo. Fukasawa es capaz de emplear tecnología punta para camuflar una lámpara en una baldosa. Japón desde EE UU, o EE UU desde Japón, le han enseñado a firmar una sutileza como ésa: una luz sin lámpara, o una luminaria invisible. También en diseño, a veces, basta un viaje para descansar la vista.

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"El arquitecto nunca es más importante que el edificio"

JOSÉ LUIS ESTÉVEZ 18/03/2008

En un tiempo en el que los arquitectos se han convertido casi en estrellas de rock, sorprende ver la ausencia de parafernalia que caracteriza a Álvaro Siza, uno de los grandes de la arquitectura contemporánea, pero que no parece sentirse cómodo en el papel de estrella que otros aceptan con agrado.

La cita tiene lugar en el Hostal de los Reyes Católicos de Santiago de Compostela, una ciudad que debe su fama a un edificio singular, su catedral, y donde Siza ha estado para contar las claves de algunos de sus proyectos. El arquitecto portugués, de 74 años, tiene un programa apretado, pero encuentra tiempo para disfrutar brevemente de las señoriales instalaciones del hotel ubicado en plena plaza del Obradoiro.

Durante la charla, en la que se mezclan dos idiomas que no necesitan traducción simultánea como son el castellano y el portugués, da la impresión de ser un hombre de ideas claras, aunque no inamovibles. Su talante se parece al de sus obras, que se hacen presentes sin vocación de sobresalir.

La necesidad de las ciudades de contar con edificios emblemáticos para competir entre sí ha convertido a los arquitectos en los nuevos gurús, pero Siza indica que el poder que tienen es más bien aparente. "El arquitecto nunca es más importante que el edificio, y en esta época pasa lo mismo, aunque la arquitectura tenga mucha presencia en los medios de comunicación. Cuando el que encarga el proyecto no está interesado en la calidad, no tenemos poder para hacer lo que queremos".

El arquitecto portugués, ganador del prestigioso Premio Pritzker en 1992, se ha caracterizado durante su trayectoria profesional por firmar edificios que buscan su plena integración con el entorno. Intenta que sus proyectos no desentonen con el paisaje, rural o urbano, en el que se ubican. Sirva como ejemplo el Centro de Arte Contemporáneo que diseñó en el casco viejo de Santiago sin romper la armonía del conjunto, que habitualmente es alabado por los artistas de fama internacional que exponen en el mismo.

Siza se muestra preocupado por las cuestiones sociales relacionadas con su profesión, aunque cree que la mayor responsabilidad en este terreno es de los promotores que encargan los proyectos.

Los esfuerzos que empiezan a hacerse en España por proteger el litoral de la ola de cemento le recuerdan a la situación que se vivió en su país hace ya algún tiempo, cuando llegó a aprobarse una normativa para impedir la construcción en la costa. Sin embargo, poco tiempo después entró en vigor otra ley que permitía construir al lado del mar en caso de proyectos de interés nacional, con lo que la medida perdió su efectividad. "Espero que en España no les acabe sucediendo algo parecido", señala.

La controvertida reforma del paseo del Prado de Madrid ha llevado al arquitecto portugués en los últimos meses al primer plano de la actualidad. Siza muestra su carácter conciliador al explicar que las últimas reformas introducidas en el diseño conseguirán acabar con la polémica, y aclara que se han tenido en cuenta todas las críticas vertidas contra el plan inicial, que afectaba de forma importante a los árboles del paseo. Además, recuerda que una parte del proyecto ya se ha ejecutado y, hasta el momento, no se conocen críticas al mismo.

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Actualidad de Josep Lluís Sert

JAUME FREIXA 15/03/2008

'In memoriam', en el 25º aniversario de su muerte

La figura de Josep Lluís Sert (1902-1983) mantiene una sorprendente actualidad para los que se interesan por su obra gracias, por lo menos, a tres aportaciones que hizo a través de la constante investigación que caracterizó su quehacer dentro y fuera de la Escuela de Diseño de Harvard.

En primer lugar, exploró y propuso un camino razonable para la recuperación de los valores de textura y color en clave de ornamento útil para las fachadas de los edificios sin dejar de concebirlos con un rigor funcional y técnico ejemplar y muy alejado de los frenéticos formalismos que se desataron en la América de las décadas de 1950 y 1960 (y no digamos de los excesos gestuales de ahora). Sert tuvo que encontrar su propio camino en los años cincuenta y además, como lo hizo en su madurez y al tiempo que ejercía de profesor, hubo de razonarlo de manera pedagógica. Durante los años cuarenta, en que diseñó planes urbanísticos para ciudades de América Latina, pudo experimentar en unos pocos encargos los sistemas de doble fachada y doble cubierta, que resultaban imprescindibles para la creación de sombras y corrientes de aire que aliviaran los calores tropicales. Celosías de todas clases, parteluces y viseras, persianas y galerías más o menos cerradas se convirtieron en recursos que restituían a las fachadas relieve y claroscuro, a los que añadía a veces toques de colores vivos propios de las culturas locales. Su obra más importante de este ciclo fue la Embajada de Estados Unidos en Bagdad.

Aclimatado al frío de Boston, Sert produjo con la tecnología más avanzada unas fachadas mucho más delgadas, como las utilizadas en dos edificios magistrales: Holyoke Center y Peabody Terrace. En el primero, centro administrativo y de servicios de Harvard, aporta la distinción entre paneles translúcidos y transparentes, y un interesante juego entre el orden de un módulo de ventana con vidrio translúcido repetido y su interrupción aleatoria por aberturas transparentes sencillas, dobles o triples en función de las necesidades interiores. Pues bien, tanto la doble piel formada por elementos ligeros a base de lamas o placas como la fachada de abertura total entre plantas que confía en los avances técnicos del vidrio y sus distintos grados de opacidad para efectos a la vez de confort interior y de expresión exterior, están al orden del día entre nosotros y pueden verse en el propio Eixample de Barcelona entre las aportaciones más interesantes de la arquitectura construida -y premiada- recientemente.

En segundo lugar, como urbanista revisó totalmente la ciudad funcional de la vanguardia europea y, sin renunciar a sus logros, recobró la mezcla de usos y las tipologías del espacio urbano, básicamente calles y plazas, dentro de sus civic centers, concebidos como sectores peatonales. Para el centro de la ciudad, nueva o vieja, hay que mantener el coche a una distancia razonable -a veces almacenado en un edificio que forma parte del perfil arquitectónico de su proyecto- y propiciar el movimiento peatonal sin el cual no hay vida comercial ni ocasión de encuentros que resultan ser el sentido mismo de la vida urbana. Sert reinventa para los centros de ciudades nuevas que nunca se construyeron y alguna reforma de ciudades existentes un dédalo de plazas y ramblas que separan centros comerciales, administrativos culturales y religiosos. Sus ideas han tenido un reflejo lejano en la peatonalización de los centros históricos y en la creación de áreas de gran concurrencia libres de coches, como el Fórum y el Anillo Olímpico, por citar ejemplos de la ciudad compacta que quiere ser Barcelona.

En tercer lugar, exploró infatigablemente tipos de vivienda mínima y de sus formas de agregación para generar edificios que funcionaran mejor y tuvieran alicientes de forma y silueta. Aunque al principio -influenciado por Le Corbusier- fue devoto del tipo dúplex de dos plantas, que tiene sentido cuando hay algún espacio de doble altura (como en el edificio de la calle de Muntaner) y no tanto cuando la superficie es exigua (como en la Casa Bloc), sus grandes proyectos de madurez en Boston y Nueva York ya no usaron este sistema. Su conjunto Peabody Terrace de 500 viviendas para Harvard, con pisos de entre 28 y 58 metros cuadrados aprovechadísimos e integrados en una serie de bloques de alturas decrecientes que crean tres plazas y una calle que las une, todo animado por tres torres de 22 plantas estratégicamente colocadas para dar vistas y arrojar la mínimas sombras sobre el espacio público, resume magistralmente estas tres lecciones y se erige en un paradigma de la vivienda mínima y temporal de calidad tan necesaria ahora y aquí.

Jaume Freixa es arquitecto y fue colaborador de Sert en sus últimos años.

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"El problema del paisaje actual es la fragmentación"

ANATXU ZABALBEASCOA 15/03/2008



El arquitecto y paisajista alemán reflexiona sobre las estrategias a seguir para recuperar suelos industriales sin esconder el pasado

Es extraño que un arquitecto se preocupe más por el terreno que por lo que hay construido en él. Peter Latz (Darmstadt, 1939) siempre lo ha hecho. Con su mujer, Anneliese, y su hijo Tilman lidera Latz & Partners, dirige uno de los estudios de arquitectura del paisaje más rompedores del mundo, especializado en recuperar suelos industriales sin camuflar ese pasado. La reconversión de una antigua zona industrial en el Parque de Duisburg (Alemania) fue lo que le dio fama mundial. Hoy se ha especializado en corregir paisajes. Acaba de abrir oficina en Londres y además de firmar recuperaciones de paisajes en varios países, de Estados Unidos a China, arropa edificios de las estrellas arquitectónicas. El último en llamarlo ha sido Norman Foster. Participa en la muestra Grandes paisajes de Europa de la Fundación César Manrique, en Lanzarote.

PREGUNTA. ¿Todos los paisajes industriales deben salvarse?

RESPUESTA. Los lugares industriales no son sólo fábricas, también las canteras o las infraestructuras viarias con las que se transportaba la industria se vuelven a utilizar. La transformación debe hacerse con cuidado. Cada periodo histórico y cada lugar tienen un tipo de industria y cada industria una tipología arquitectónica. La textil, por ejemplo, construía fábricas de ladrillo. Hoy la mayoría de esos edificios están desmontados. El acero se trabajaba en edificios con estructura de hierro levantados con tan poco espesor que hoy no queda edificio, sólo fachada.

P. ¿Cuándo merece la pena salvar esos escenarios?

R. Se debe comprobar por ejemplo a qué apariencia se han acostumbrado los habitantes de un lugar. Ver si la destrucción ha hecho desaparecer una realidad anterior. El paisaje, como la arquitectura, funciona a capas. La industria cuando se asentó borró el paisaje de la economía agrícola anterior. Por eso alguien que recupera debe plantearse hasta dónde retroceder.

P. ¿Hasta dónde?

R. La teoría dominante hoy es regresar hasta el paisaje más natural, el anterior a la época industrial.

P. ¿Es posible?

R. Ni es posible ni tiene sentido. También ese paisaje agrícola anterior era el producto de una forma de economía.

P. ¿Es preciso buscar los paisajes en el pasado? ¿No hay uno de nuestro tiempo?

R. El de nuestros días todavía no existe. Sólo está en nuestras cabezas. Se verá dentro de 20 o 30 años.

P. Pero lo estamos construyendo ahora. ¿Cómo lo estamos haciendo?

R. Con peleas de bandos y teorías. Del choque de teorías distintas deriva la fragmentación del paisaje actual. El principal problema que tiene hoy el paisaje es la fragmentación. Es como un patchwork de fragmentos inconexos.

P. ¿Se podría hacer un urbanismo del paisaje que diese continuidad a uno y a otro?

R. Es difícil. Cada profesión tiene una opinión del tema que considera la buena. Para un ecologista la fragmentación del paisaje es un desastre. Si preguntas a los arquitectos te dirán que desde el punto de vista estético es fatal. Y los economistas te dirán que así se puede vivir estupendamente. Y también los sociólogos.

P. ¿Usted qué piensa?

R. Que depende del tamaño de los fragmentos. Muy grandes o muy pequeños, son difícilmente sostenibles. En Europa del Este no quedan lugares en los que los procesos naturales se puedan desarrollar.

P. ¿Qué es más difícil de limpiar en un paisaje? ¿La contaminación? ¿La historia?

R. Lo más fácil es acabar con todo. Pero sería lo mismo que tirar la vajilla al acabar de comer. Hay que elegir caminos un poco más difíciles. No sólo por una cuestión cultural. También para mantener los recursos. En el paisaje también existe el valor de uso y, por supuesto, el valor material.

P. ¿Qué piensa de las plazas urbanas, duras, sin vegetación?

R. Tienen otra función. Satisfacen la necesidad de la gente de agruparse, de encontrarse. Se llegó a pensar que la plaza urbana desaparecería con el desarrollo de internet. Pero ha ocurrido lo contrario. Internet despierta el hambre de encontrarse con otros.

P. ¿El espacio urbano sin vegetación le parece deshumanizante?

R. Ambos son necesarios, con y sin vegetación. En según qué clima es mejor que no tengan vegetación. Si no se puede asegurar su mantenimiento, por ejemplo.

P. En el jardín del siglo XXI, ¿qué es fundamental, la parte social o la ecológica?

R. Siempre lo más importante es lo que no se tiene. Necesitamos jardines para compensar la vida que llevamos en las ciudades. En España, las ciudades tienen densidades de locura. Eso provoca necesidad de tocar verde. En Alemania las densidades son bajas y el verde mucho. Nuestro déficit es de lugares urbanos de encuentro.

P. ¿Qué hace que un jardín sea sostenible?

R. Un jardín debería serlo siempre. Lo contrario es un error. Los garden center han dado como resultado el jardín de usar y tirar. Y esa situación debe corregirse. Es ridículo cometer en los jardines los mismos errores que en las casas. En España, un jardín inglés de césped abierto es una locura, como construir un chalet suizo. Yo nunca utilizo césped en mis jardines privados. El jardín de una casa debería cuidarlo cada uno.

P. En su estudio trabajan sociólogos y economistas. ¿Cómo intervienen diseñando jardines?

R. En los grandes parques públicos, el sociólogo representa el punto de vista de los usuarios. Su trabajo es malo porque requiere mucho tiempo y brilla poco. Por eso no suelen llegar a esa mediación los mejores sociólogos.

P. ¿A quién representan los economistas?

R. Un economista suele estar muy bien pagado y le interesan poco los jardines que no pagan tan bien. Pero sirven para detectar las depresiones de las ciudades antes de que no tengan cura.

P. ¿Cómo se detectan?

R. Cuando llega el deterioro es ya demasiado tarde: pintadas, delincuencia, suciedad...

P. ¿Un parque puede solucionar eso?

R. Es la manera más económica de solucionar los problemas sociales. Puede ayudar al entorno. En Duisburg mejoramos un barrio industrial. Ahora la gente cuida también sus propias casas.

P. ¿Cuál es su secreto como paisajista?

R. El secreto de nuestra oficina es que diseñamos siempre pensando en el invierno. Lo que resiste el invierno es maravilloso en verano. Los veranos no son un problema en los jardines. Los inviernos pueden matarlos. -

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Francisco Barba Corsini, un arquitecto con más de una idea

Autor del pueblo de Binibeca, firmó varios célebres inmuebles funcionales

ANATXU ZABALBEASCOA 12/03/2008

El arquitecto Francisco Juan Barba Corsini (Tarragona, 1916) murió el domingo en Barcelona con el mérito profesional de dejar tres trabajos para la historia y el logro personal de haber conseguido ser libre. Hijo y padre de arquitectos, Barba Corsini supo opinar, rectificar y también callar ante las opiniones adversas que, en ocasiones, despertó su arquitectura. Poco amigo de las teorías, fue en sus diseños donde plasmó sus ideas, aunque considerara la arquitectura "un trabajo en equipo en el que no es fácil encontrar ánimos para alzar una voz propia". Por eso, cuando estudiaba aprendió a admirar la calidad del neoclasicismo de su maestro Raimon Duran i Reynals y entendió que debía dominar esa lección antes de lanzarse a cuestionarla. Así lo hizo cuando se opuso a la tradición académica aprendida para acercarse al movimiento moderno.

Crecido entonces como arquitecto moderno, firmó inmuebles como el edificio de Viviendas Mitre de Barcelona, que, a principios de los años sesenta, proponía una manera de vivir flexible con paneles correderos capaces de transformar un piso de apenas 40 metros. Él mismo vivía en un edificio cercano en el que las escaleras sustituían a los pasillos creando espacios de doble altura y aprovechando cada centímetro cuadrado.

Reconocido como arquitecto funcionalista, no dejó que esa etiqueta pensase por él y se lanzó a construir Binibeca, un pueblo completamente nuevo que levantó en Menorca durante los años sesenta, atendiendo más a la tradición constructiva local que a la severidad racionalista. Admitió las críticas que lo tacharon de folclórico. Pero el tiempo terminó por darle la razón. "A la isla de Menorca la salvaron pueblos como Binibeca, donde se hacían casas respetuosas con el volumen de lo construido y con las tradiciones constructivas de la isla. Ibiza, en cambio, está destrozada", declaraba en una de sus últimas entrevistas. Aclaraba, además, que siempre se sintió más cerca de la manera de construir de un pescador que de la de un arquitecto.

Por último, supo perdonar que destrozaran los 13 apartamentos levantados en los antiguos lavaderos de la Pedrera que los amigos de Gaudí habían aplaudido en su momento. Ése fue su mejor trabajo como interiorista y su tercer legado para la historia: su colección de muebles La Pedrera (una lámpara de chapa perforada, una silla con estructura metálica y un banco curvilíneo) volvió a producirse en los años noventa gracias a que otro arquitecto-galerista, Joaquín Ruiz Millet, supo reconocer el talento de un hombre cuestionado, pero libre.

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Machines For Living

THE SPANISH ARCHITECT ENRIC RUIZ-GELI FINDS POETRY IN TECHNOLOGY.
NICOLAI OUROUSSOFF ADMIRES THE VIEW.

Photographs by Nikolas Koenig

Henry Ford has been on my mind lately. The automobile magnate fascinated early-20th-century architects. By adopting his vision of mass production, they believed, whole cities could be ordered with the efficiency of the assembly line. The squalor of the medieval city — with its cramped living quarters and dark, airless alleyways — would be erased forever.
But unfortunately that vision never materialized. The dream of a new social order quickly turned into a nightmare of suburban alienation — repetitive subdivisions tarted up in faux period styles. Most of us began to suspect that an architecture of standardized mass production was a vision of dehumanizing conformity. At its extreme, it implied a vision of purity that was perilously close to fascism.
The Villa Nurbs (which gets its name from the world of computer-aided design) is an effort to salvage the more promising strains of that history. Designed by the Spanish architect Enric Ruiz-Geli of the Barcelona firm Cloud 9, the house’s podlike form rests amid its suburban setting, about an hour and a half outside of Barcelona, like an alien space capsule. Packed with technological gadgetry, it represents the next step on that evolutionary chain, one that is more finely tuned to individual desires.
The villa’s compact design represents a seismic mental shift. Ruiz-Geli is not interested in returning to the dark ages before Modernism. His aim, instead, is to bend technology to serve the needs of the individual. As silent and amorphous as a cloud, his house functions to smooth our relationship with an increasingly complex world rather than provide a comforting veneer of nostalgia.
‘‘The idea of a fluid continuous surface — this idea has been around since Antoni Gaudí,’’ Ruiz-Geli says. ‘‘People dreamed of this but could never do it. Digital technology, parametric design — this allows a level of complexity that couldn’t be built before. The skin, structure, climate, technology are all in balance. It allows us to build today the utopia of before.’’
If Ruiz-Geli likes to think of himself as a model for this new age, his journey begins more traditionally. Born in 1968 in a town not far from where he is building the Villa Nurbs, he studied at Barcelona’s architecture school during the run-up to the 1992 Olympic Games, a period when the city was experiencing a cultural flowering not seen since before Franco’s rule. The sophistication of Barcelona’s architecture and urban planning caught most of the world by surprise. For young Spanish architects, it was proof that architecture still had the power to both capture the public’s imagination and uplift society.
Like many of his colleagues, Ruiz-Geli was caught up in the euphoria. Just as important, however, he was nurtured within a tradition that combined a growing formal freedom with a deep respect for both the historical memory and technical skills that have always been a requirement for serious architecture.
He studied with both old Modernists like Albert Viaplana and younger talents like Enric Miralles, a luminary of contemporary Spanish architecture who died, prematurely, of a brain tumor in 2000.
‘‘Viaplana was the first one doing this kind of poetic minimalism — fluid, natural formalism,’’ Ruiz-Geli says. ‘‘Like [Oscar] Niemeyer, expressionistic but very minimal. Miralles took that but added to it. So I am a part of this factory.’’
Ruiz-Geli eventually made his way to New York, where he enrolled in Columbia University’s graduate school of architecture and began flirting with a career in stage design. He met the stage director Robert Wilson, with whom he worked for a time at the Watermill Center, an arts organization on Long Island founded by the director.
But like many young, untested architects, Ruiz-Geli got his first major commission through family connections. Seven years ago, his mother, a midwife, delivered the baby of a young couple who owned a seafood restaurant in Empuriabrava, a seaside village in the Empordà Valley outside of Barcelona. The couple have little knowledge of architecture, but they became family friends. When they heard that her son was a budding young architect, they asked if he would design a house for them.
‘‘They had never done anything like this before,’’ Ruiz-Geli says with a hint of self-satisfaction. ‘‘But they have a big spirit of curiosity. They know how to listen.’’
The region is an inspiring place for this kind of work. Among Spaniards, it is famous for the elaborate patterns of its clouds, which are formed by the unusual configuration of the valley and the fierce winds. It was once a favorite playground for Surrealists. Dalí, Buñuel and García Lorca all summered there.
Yet at the same time, the town itself is a vision of suburban conformity that would look at home in Orange County, Calif. An upper-middle-class tourist community planned in the 1970s, it is laid out on a suburban grid at the edge of a national park. Its endless rows of pseudotraditional houses — identical white boxes sheltered under orange terra-cotta roofs — are flanked by narrow streets on one side and suburban lawns and canals on the other. The powerful speedboats bobbing up and down in the canals are often more luxurious than the houses.
‘‘It is a fantasy world,’’ Ruiz-Geli says. ‘‘The boats are first-class, ‘Miami Vice’ boats. Supertechnology. Carbon fiber. The clients owned the site for 25 years, and there was a house on it. But all of the architecture here is folkloric, a fake coastal architecture built in the early 1980s.’’
Seen amid this setting, the Villa Nurbs is closer in spirit to those sleek pleasure crafts than to the monotonous houses next door. Two cylindrical concrete legs rise up out of the ground to support an oval concrete platform. The main entry and a guest apartment are housed within these legs; the rest of the house is located above, where a series of rooms encircle a courtyard pool.
One of the design’s most practical innovations is a long, tapered shed structure at one end of the lot that encloses all of the mechanical structure at one end of the lot that encloses all of the mechanical systems. Ruiz-Geli has compared the structure to an astronaut’s backpack. Water boilers, pool machinery, cooling and heating systems — even the vacuum cleaner motor — are all tucked away inside this space, which is separated from the house by a narrow lawn. As a result, the house is transformed into a sort of isolation chamber, an inner world where the complexities of life can unfold in near perfect silence, with only the clouds above as inspiration.
This faith in technology and its ability to liberate us from the mundane annoyances of everyday life is further explored inside. The main living areas wrap around the pool, with the living room, kitchen office and spa on one side and the bedrooms on the other. The bedrooms overlook the pool area through a glass-enclosed corridor. The rest of the house is conceived as a series of interlocking zones. There are no doors. Instead, each zone is conceived as its own microenvironment, like the passenger seats of a luxury car. Lighting, temperature, sound and windows can be adjusted with hand-held remote controls.
The entire space is enclosed under a taut translucent skin made of ethylene-tetrafluoroethylene (ETFE) — a matrix of inflatable plastic roof panels. The oblong panels are imprinted with negative and positive grids on each side. When they are injected with air, they expand to let in daylight; when the air is let out, they contract again, expand to let in daylight; when the air is let out, they contract again, blocking out the light and views up to the sky. The effect looks almost like a living organism — an enormous grid of robotic eyes.
Yet if the house’s space-age form seems out of place in a traditional neighborhood, it is attuned to its context in other, more subtle ways. In keeping with the suburban mood of its surroundings, the house has a somewhat defensive posture. A wide asphalt drive connects it to the street; there are no exterior windows. The north facade is clad in white Corian, a hard translucent plastic that will glow inside during the day and outside at night. Its other end is clad in inky ceramic tiles that protect the interiors from the harsh southern sunlight. The tiles were hand-painted by the Spanish artist Frederic Amat to give the house ‘‘an element of random chaos,’’ Ruiz-Geli says.
The shifts in color, texture and material create a lyrical tension between light and dark, hard and soft, inside and out, that brings the design to life.
‘‘Most of the architects and artists who come here say the design is so incredible, but the area is so ugly,’’ Ruiz-Geli says. ‘‘But I’d rather work in a very down-to-earth place and try to inject sophisticated architecture into it. The Brazilian planner Jaime Lerner talks about urban acupuncture, how architecture is like a seed. When you plant this seed, it affects everything around it. So this house is a seed in the context. We hope the seed will generate and transform the place.’’ context. We hope the seed will generate and transform the place.’’
A few hours later, after mulling over this conversation, Ruiz-Geli sent a text message, adding: ‘‘It is a historical moment for architecture.’’
This kind of grandeur can be off-putting. Ruiz-Geli is not the first to explore these themes. Architects first took notice of the inflatable roof panels at the Eden Project in Cornwall, England, in 2001, and since then many of them have been studying ways that they could be used in a more mainstream building. And even the idea of a ‘‘performative architecture’’ is not new. The Los Angeles architect Greg Lynn, for one, began proposing models for an organic architecture based on the computer design techniques used in advanced car design studios nearly a decade ago.
But if Ruiz-Geli is not a man of wholly original ideas, he is also more than just a good salesman. His house may be the first to apply these themes in the real world with such a high level of refinement. In some sense, it is the culmination of a century’s worth of ideas: from Le Corbusier’s famous axiom that a house should be ‘‘a machine for living in’’ to R. Buckminster Fuller’s Dymaxion House — a prototype for postwar housing that was intended to adapt the American military-industrial complex for peacetime use.
And Ruiz-Geli is already beginning to broaden that vision. In his competition-winning design for the expansion of the New York competition-winning design for the expansion of the New York Aquarium in Coney Island (in collaboration with the landscape architectural firm WRT), he turns the logic of the introverted house on its head. A weblike cover would be draped over the existing aquarium and a series of new pavilions like an enormous fishing net.
A series of red L.E.D. lights are woven through the cover’s fabric, a gentle reference to the thousands of gaudy lights that illuminated Coney Island in better days. Plexiglass balls hang down from the structure with little sea creatures swimming around inside. A series of overlapping steel plates run along the structure’s spine to shield the space from sun and rain.
The canopy’s structure was designed in collaboration with the German architect and engineer Frei Otto, whose own tentlike structures first received international attention when they were unveiled at the 1972 Munich Olympic Games. But Ruiz-Geli’s design has a more playful relationship with its kitschy surroundings. Parts of the weblike enclosure peel up to create entries along the boardwalk. Other parts fold down to allow an existing garden to flow up onto the roof. The steel frame that supports it is modeled on roller coaster designs. The idea is to create an organic landscape that is not completely cleansed of the seediness that has always given Coney Island its alluring edge. In a design for the Media-TIC building, currently under construction in Barcelona, Ruiz-Geli uses the ETFE panels once again, this time wrapping them around a 10-story cube that will house exhibition spaces for a science and media museum. The pillowy triangular panels open and close at various points in response to climate and light conditions, as if the building is breathing.
These projects are already garnering Ruiz-Geli international attention. The FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain) Centre in Orléans recently approached him with an offer to purchase the study models he created for the Villa Nurbs, even though the house is still months from completion. He is designing an elaborate three-story-tall wave machine for a beach in San Sebastián in northern Spain. And several potential clients have asked him if he could create a new, more elaborate version of the Villa Nurbs for them.
The question is how Ruiz-Geli will weather the oncoming storm of attention. Will he be able to expand the scope of his work while digging deeper into the ideas that drive it? Is he merely infatuated with technology? Or is there something deeper brewing here: a strong point of view about how to live in the world.

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La Mansión Tropical, icono de la arquitectura moderna

Fecha: 12 de marzo del 2008
Reportero: Redacción Once Noticias
Fuente: Once Noticias

Esta casa es un icono de la arquitectura moderna. Le llaman la Mansión Tropical. Fue construida hace más de 50 años por el francés Jean Prouve como un prototipo ideal de vivienda para las colonias francesas en África.

“Esta es una de las mansiones tropicales de Jean Prouvé. Es un edificio prefabricado que fue diseñado entre 1949 y 1951”, expresó Gemma Curtin.

La Mansión Tropical fue diseñada para soportar las inclemencias del tiempo en la República del Congo. Las ventanas tienen un cristal azul que protegen de los rayos ultravioleta y las paredes están hechas de metal y aluminio para evitar la humedad.


“Siempre he amado a Jean Prouvé como diseñador, ésta es realmente la última pieza de su escultura. Pienso que también fueron muy interesantes sus tempranas tentativas, su filosofía de hacer un edificio funcionando ecológicamente, las innovaciones tecnológicas que él promovió en este edificio, pienso que son todavía una inspiración”, manifestó Andre Balazs.

La casa estuvo instalada en la Republica del Congo durante 49 años, hasta que un coleccionista de antigüedades la compró para llevarla a restaurar a París. Ahora está expuesta en Londres como parte de una exhibición dedicada al artista Jean Prouvé.

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martes, marzo 11, 2008

IX Congreso Internacional de Arquitectura y Diseño Arquine 2008

Fecha: 10 de marzo del 2008
Reportero: Redacción Once Noticias
Fuente: Once Noticias

En el Palacio de Bellas Artes se realiza el Noveno Congreso Internacional de Arquitectura y Diseño Arquine 2008. Los especialistas hablarán sobre carencias y soluciones en los espacios habitables.

“Básicamente se trata de oír diferentes propuestas de arquitectos y diseñadores que están haciendo arquitectura y diseño realmente novedoso alrededor del tema de la vivienda”, expresó Miquel Adriá, director de la Revista Arquine.

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Analizarán en Congreso de Arquitectura en México estancamiento de vivienda

En el congreso se discutirá la falta de cambios experimentados por las viviendas de las últimas décadas, “pese a la transformación radical de usos, costumbres, concepto de familia y número de personas que la habitan”.

Ciudad de México.-Destacados arquitectos internacionales, entre ellos los españoles Jaime Coll López y Judith Leclerc, analizarán a partir de hoy en un congreso organizado en la capital mexicana el “estancamiento” del concepto de vivienda frente a los cambios sociales.

Además de los dos españoles ganadores de la Bienal de Barcelona 2007, participarán en el IX Congreso Internacional de Arquitectura y Diseño el alemán Mathias Sauerbruch, el danés Bjarke Ingels, el estadounidense Mark Mack, el chino Qingyun Ma, el chileno Alejandro Aravena y el español Eduardo Arroyo, entre otros.

Según los organizadores, en encuentro de tres días, que finaliza el miércoles, se discutirá la falta de cambios experimentados por las viviendas de las últimas décadas, “pese a la transformación radical de usos, costumbres, concepto de familia y número de personas que la habitan”.

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lunes, marzo 10, 2008

Arranca el congreso de arquitectura Arquine

Notimex

Con la participación de destacados representantes de la especialidad de todo el mundo, y con el análisis del estancamiento de la vivienda en los decenios recientes, este lunes comenzará el noveno Congreso Internacional de Arquitectura y Diseño Arquine 2008.

A desarrollarse hasta el miércoles 12 de marzo en el Palacio de Bellas Artes, el encuentro, que goza de gran prestigio en el país y el extranjero, desarrollará el tema La vivienda en el siglo XXI.

Para entender por qué la vivienda no ha evolucionado en las décadas recientes a pesar de los cambios en costumbres, conceptos de familia y número de personas que la habitan, se contará con la participación de 12 de los más importantes arquitectos y diseñadores industriales del mundo.

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Efemérides nacionales 9 de marzo

1902.- Nace el arquitecto mexicano Luis Barragán, considerado uno de los máximos representantes de la arquitectura de su país del siglo XX. Recibe en 1980 el premio Pritzker de Arquitectura por el conjunto de su obra. Muere el 22 de noviembre de 1988.

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viernes, marzo 07, 2008

Ópera y Congreso en Euskalduna

por Federico Soriano

Abandoibarra es ahora el corazón de la ciudad, las construcciones de los antiguos astilleros y los depósitos de Renfe impidieron que se constituyera como tal. La construcción del museo Guggenheim, en un extremo, y del Palacio de Congresos y de la Música en estos terrenos vacíos, ha sido la oportunidad buscada. Las dos piezas entran en diálogo con la Universidad de Deusto y el Museo de Bellas Artes. Cuatro piezas que tensionan fuertemente el lugar configurando un nuevo centro cultural.

La ría de Bilbao es un elemento dinámico y nuestro proyecto tiene presente una forma en constante cambio, o por lo menos una forma congelada en un momento de su formación. Quisimos ver la aparición de los restos de un barco fantasma, construido hace ya tiempo en los antiguos astilleros y que, abandonado, quedó enterrado en el fondo fangoso. Su forma y construcción recuerdan un buque, sus chapas y roblones oxidados. Nosotros tan sólo nos limitamos a limpiar el interior y acomodar en él, como en las bodegas de un barco, las diversas salas y los grandes espacios necesarios para su uso como ópera. Vamos a transformar esta caja oxidada en una caja de música. Con una doble piel interior que aísla y proporciona la forma acústica adecuada a cada una de las tres salas. El resto del buque vacío alberga talleres, escenarios, almacenes… unas torres, a modo de andamios, acomodan los camerinos. La forma de construir un barco, las cuadernas, es la estructura del edificio.

El programa exige un doble uso casi continuo entre ópera y congresos. Por ello, construimos dos foyers entrelazados, que se convierten en uno sólo con los vacíos comunes. Así podría ir vaciándose la sala principal por unas puertas y unos foyers mientras la gente entra por otras, sin intercambios entre circulaciones. El espacio es común y los dos públicos se observarían el gran muro metálico dominando los vacíos. Al exterior, este doble uso se manifiesta en la doble cara que presenta el edificio a la ciudad.

Cercano a la plaza del Sagrado Corazón, sus volúmenes reducirían la escala del barco, casi un edificio de oficinas que se enfrenta a la feria de muestras. Desde allí, aparecerá tan sólo como el palacio de congresos. En la fachada opuesta, el buque surge con fuerza. La gente, desde Deusto o desde Artxanda, verá con asombro un buque encallado, su teatro de ópera.

El edificio no tiene escala. No se estructura con respecto a elementos medidos del hombre. Su alzado se crea mediante rigidizadores colocados según las medidas estrictas que impiden el alabeo de las chapas de cerramiento. No tiene forma, ésta es el resultado de construir una sección compacta y densa que en sí tenga todos los usos requeridos (salas, espacios de almacén talleres, peines escénicos). Todos estos espacios conformando un volumen con la mínima superficie posible.

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Tampoco le imponemos detalles. El volumen de los hombros sobresale en el momento en que es necesario, un cubo adosado al volumen principal. La resolución de los encuentros y articulaciones de los distintos miembros se producirá de forma directa, casi yuxtapuesta.

El edificio ha perdido sus bordes. Estos aparecerán como un límite de cerramiento que delimita el espacio interior de apoyo. Pero la forma reconocible no será nunca esa, sino la del buque. Y ésta se construye al modo moderno, con el espacio interior del muro vacío y usable. El muro clásico de piedra de un metro mantiene sus dimensiones pero ha perdido peso y materia.

Es, por último, un edificio que queremos se reconozca sin gestos, algo impersonal. Su origen es más dependiente de otras leyes que las que nuestro gusto pudiera dictar autónomamente.

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Estudiantes de UNAM integran equipo que gana concurso internacional de arquitectura

Fuente: W Radio
02/29/2008 -

México, DF, febrero 29, 2008.- Amaranta Lozano Alvarado y Karina Licea Viñez, estudiantes de la Facultad de Arquitectura (FA) de la UNAM, formaron parte de los equipos que obtuvieron el primer lugar en el concurso internacional al que anualmente convoca la universidad francesa de Cergy Pontoise.

El certamen, explicó Lozano, consiste en elaborar y entregar una propuesta para replantear el Aeropuerto Charles de Gaulle, a fin de que éste se desarrolle de manera integrada con la ciudad. Desde hace 12 años, la FA participa en este Taller Concurso y en cinco ocasiones sus alumnos han ganado los primeros lugares.

A través de un comunicado de la UNAM, se explicó que las estudiantes de las licenciaturas en Arquitectura y en Urbanismo, respectivamente, presentaron sendos proyectos que aplican los criterios sugeridos al aeródromo galo en el aeropuerto de Toluca, Estado de México. Las universitarias formaron parte de los equipos que ocuparon la primera posición de un total de 25 proyectos finalistas.

“Fue una situación inusual. No todos los años hay dos primeros lugares”, precisó la universitaria, quien coincidió con Karina Licea al señalar que la FA tiene “buen nivel” en comparación con otras universidades del mundo.

Con ello, se tiene una visión más completa, pues se puede dar respuesta a proyectos de este tipo con más facilidad y se cuenta con mayor capacitación en muchas áreas. Allá conocen de la calidad del trabajo de los universitarios, saben de su habilidad, por ejemplo, en programas de cómputo y áreas de diseño.

Desde hace más de 30 años, la Universidad de Cergy Pontoise organiza un certamen que convoca a estudiantes de todo el mundo, que cursen los últimos semestres de arquitectura, arte, urbanismo, geografía, economía y demás carreras relacionadas con la planificación de las ciudades.

Cada año, el Taller Concurso propone un tema a desarrollar. En esta edición fue la Ciudad Aeropuerto, que tuvo como objetivo que los concurrentes propusieran ideas para mejorar el territorio norte de París, donde tiene influencia el Aeropuerto Charles de Gaulle, segunda terminal con más movimientos de aviones en el mundo.

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